
Il est gratuit, parfois discret, ne demande pas de grands efforts. Et pourtant il peut changer le cours de toute une journée. Parfois même le cours d’une vie. Dès que l’on naît, nous avons besoin du sourire de nos parents. Dans la vie de tous les jours, ne vous est-il jamais arrivé que l’employé de votre supermarché vous sourit ? Que l’employé de la mairie qui vous délivre votre passeport le fasse avec le sourire ? Il est quand même plus agréable de se rendre dans ces lieux lorsque le personnel est souriant et avenant.
Dans le milieu des soins le sourire est essentiel. Pour beaucoup de patients, nous sommes tout d’abord des soignants. Des aides-soignants/aides-soignantes, des infirmiers/infirmières. Nous représentons, que nous le voulions ou non, le corps paramédical auprès du grand public. L’inconscient collectif a bien souvent tendance à se faire une image de notre monde qui n’est pas toujours exacte. Cependant s’il y a bien une attente que nous devrions être en mesure de combler, c’est bien celle de la bienveillance. Il n’est pas concevable d’être désagréable ou malpoli avec un patient, une personne qui se trouve dans une période de fragilité. Nous avons le pouvoir de rassurer, d’égayer une journée. Alors, pourquoi s’en priver ?
Je crois beaucoup aux cercles vertueux. Sourire à une personne qui au début est renfermée peut lui permettre de s’ouvrir. Dès lors, cette personne va elle-même sourire aux autres. Le processus peut alors commencer. Il ne faut pas croire, le sourire peut être contagieux.
Cela fonctionne également entre collègues. Ne vous laissez pas abattre par quelques personnes qui n’ont pas envie de sourire. Le fait d’avoir des problèmes personnels ne justifie pas d’être désagréable avec son prochain. Si une collègue est désagréable avec vous, essayez de lui sourire et de vous intéresser à elle petit à petit. Si elle ne change pas d’attitudes malgré tout, et bien laissez là errer dans son monde grisâtre. Vous n’êtes pas obligé de faire parti de son monde. Il reste les patients, les résidents. Eux vous apporteront la gaieté d’une manière ou d’une autre si votre attitude est souriante.
Il ne s’agit pas de sourire bêtement ni de dire oui à tout. Il s’agit simplement d’accepter de s’ouvrir aux monde et aux autres plutôt que de maintenir une porte d’entrée fermée. Le sourire peut bien souvent être la clé qui déverrouille les cadenas dans le cœur de son prochain.