
Dans notre profession d’aides-soignantes, pas mal de professionnelles se sont reconverties avant d’enfiler la blouse.
Parmi celles-ci, certaines étaient ambulancières. Elles ne sont pas étrangères au milieu des soins même si bien souvent nous les voyons en coup de vent. De plus, elles sont aussi d’une manière ou d’une autre proches du patient à un moment de sa vie.
Pour Laura qui a été ambulancière avant de devenir aide-soignante, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux métiers.
Le plus gros avantage lorsque l’on est aide-soignante, ce sont « les horaires beaucoup plus cadrés. Le planning est généralement connu plusieurs semaines à l’avance, souvent avec un week-end sur deux travaillé, ce qui permet de mieux organiser sa vie personnelle. Quand j’étais ambulancière, je pouvais connaître mon horaire du lendemain seulement vers 18h, selon le planning des courses. On pouvait alterner jour et nuit dans la même semaine, ce qui était vraiment fatiguant ».
Si le métier d’ambulancière a ses défauts, il a aussi certains avantages comme le fait d’être moins routinier qu’aide-soignante. « J’aimais beaucoup le côté imprévisible du métier d’ambulancière ajoute Laura. On bouge tout le temps et les journées se suivent sans se ressembler. Aide-soignante peut être plus routinier, notamment en EHPAD ou dans certains services même si cela dépend énormément de l’endroit où l’on travaille ».
Pour Laura, « le métier d’aide-soignante reste physique, exigeant et parfois répétitif, avec un salaire qui n’est pas toujours à la hauteur de la charge de travail. Mais il peut être très riche humainement, et il offre beaucoup de possibilités de travailler dans des secteurs différents ».
Une reconversion qu’elle ne regrette pas et c’est le plus important.